11 juin 2008

60ans de pouvoir et une réforme maintenant avant le 15 juillet ,exacte on risque de ne plus avoir de gouvernement le 15

Le PS veut une réforme sociale d'ici la mi-juillet




 
Le parti socialiste veut une "réforme sociale" dont la dynamique doit être enclenchée d'ici au 15 juillet. Un Bureau du parti élargi à tous les parlementaires a confirmé lundi les priorités socialistes en la matière. Le président du PS, Elio Di Rupo, ne veut pas d'exclusive mais prévient cependant que "non", il n'y aura pas d'institutionnel sans réforme sociale.

Le Bureau du parti, élargi lundi à l'ensemble des parlementaires, s'est penché sur un paquet de propositions visant à revaloriser le pouvoir d'achat des travailleurs, des allocataires, des pensionnés et des familles. Le PS entend également poursuivre une politique de réduction des coûts en matière de santé et d'énergie et tracer les prix des produits de consommation, au besoin, à terme, en réinstaurant un "contrôle des prix".

Ce projet de réforme sociale, issu dans les grandes lignes du programme électoral du parti pour les élections de 2007, et dont certains principes sont annoncés par l'accord de gouvernement, a été présenté lundi au cours d'une conférence de presse, en présence de l'ensemble des ministres et secrétaires d'Etat PS au gouvernement fédéral.

Il faudra que la réforme sociale constitue "un chapitre essentiel de la prochaine déclaration du premier ministre devant les Chambres", a averti la vice-première ministre Laurette Onkelinx.

Outre le bonus emploi et l'exonération fiscale qui doivent permettre à un isolé à temps plein d'atteindre 1.300 euros nets, le PS reste favorable à un bonus fiscal (crédit d'impôt) de 1.250 euros intégré au précompte pour les revenus jusque 50.000 euros bruts par an, soit 90% des contribuables. Le PS juge un tel projet plus social qu'une "réforme fiscale" avantageant "les 10% les plus élevés", étant donné que, proportionnellement, "l'avantage (avec le bonus fiscal) est plus important pour les personnes défavorisées que pour les autres", a indiqué lundi M. Di Rupo.

Le PS entend également soutenir les femmes seules avec enfant (les familles monoparentales pourraient continuer à bénéficier des suppléments sociaux jusqu'à un revenu de 1.810 euros), poursuivre l'effort pour les pensionnés (6% hors inflation et liaison au bien-être sur 5 ans et 4% en plus pour les pensions les plus basses et les plus anciennes), obtenir la confirmation du treizième mois d'allocations familiales revalorisées, améliorer la situation pour les malades chroniques, etc.

Rappelant ses propositions "d'alliance énergie-emploi" et de baisse de la TVA sur le gaz et l'électricité ("il ne faut pas attendre l'Europe") en matière "d'écologie sociale", Elio Di Rupo s'est par ailleurs réjoui de voir que certains partenaires du gouvernement l'ont rejoint sur la mise en place d'un observatoire des prix. "Car, en ce qui concerne les laitiers par exemple, il y a une spéculation, des intermédiaires s'enrichissent".

Le président du PS reconnaît que sa réforme sociale coûtera "un peu plus que les 3,5 milliards d'euros" annoncés par Didier Reynders pour la réforme fiscale. "Il s'agira de la mettre en oeuvre en fonction des capacités budgétaires et selon un calendrier pluriannuel", a-t-il dit. "Mais il y a aujourd'hui un ras-le-bol auquel nous devons répondre de manière utile et sérieuse", a-t-il précisé, Laurette Onkelinx ajoutant qu'il ressort du "sondage du Laatste Nieuws de samedi que les gens sont plus demandeurs de revalorisation de leur pouvoir d'achat que de réforme fiscale".

Quant aux moyens nécessaires pour financer la réforme sociale, le PS tient prêtes une série de propositions qu'il réserve au gouvernement. Il s'agit notamment de pistes en vue de taxer les plus-values purement spéculatives.

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