20 octobre 2008

Bureau politique

Le Bureau politique du Front National, renouvelé au courant du mois de septembre en application des statuts, s’est réuni à Bruxelles, le 7 octobre 2008.

A propos des décisions gouvernementales concernant Fortis et Dexia, le Bureau souligne l’analyse faite, au nom des députés wallons FN, par Charles Pire, Secrétaire politique du Front National, lors de la séance du Parlement wallon du 1er octobre, à savoir : ce sont les dirigeants européens et internationaux des grands partis traditionnels qui, par conviction doctrinale ou impuissance politique, mondialisent et dérégulent et il appartient aux Etats-Nations de réparer leurs énormes et scandaleux dégâts.

 
Il apparaît clairement que l’Etat-Nation est le dernier rempart des populations, leur ultime recours. Cette réalité est de nature à conforter nationalistes et populistes dans leur défense de l’Etat-Nation (et, en Belgique, les Régions).
 
En Belgique francophone, les parlementaires FN sont quasiment seuls à défendre l’Etat-Nation.
 
Le Front National :
 
1) souligne les erreurs et la responsabilité criantes des dirigeants et administrateurs de Fortis et Dexia ;
 
2) note l’incompétence de la CBFA, notamment par suite de politisation extrême, qui a échoué dans sa mission de contrôle et de détection des défaillances des institutions financières ;
 
3) dénonce le manque de transparence dont a fait preuve le Gouvernement devant la commission sénatoriale qui l’interrogeait sur la crise financière et ses réactions et exige l’instauration rapide d’une commission parlementaire d’enquête.
 
A propos du numerus clausus d’étudiants en médecine, le Bureau politique salue les récentes  décisions des cours et tribunaux et du Conseil d’Etat prises en faveur des étudiants ayant largement réussi leurs examens de première année mais n’ayant pas été admis dans l’année suivante.
 
Le Front National s’est régulièrement déclaré opposé à la législation du numerus clausus. Récemment encore, le Bureau politique a dénoncé le fait que cette politique avait entraîné,  en Belgique, l’engagement d’urgence de plusieurs centaines de médecins étrangers.
 
Le Bureau politique rappelle que le 10 septembre 2007, les députés Wallons  ont déposés une proposition de décret réformant le système. Les députés ont également demandés une concertation Communauté – Etat fédéral en vue de rétablir une offre suffisante de soins médicaux avec une attention particulière pour les zones rurales.  

A propos de l’agression d’un professeur dans sa classe à Ghlin, le Bureau politique dénonce une nouvelle fois :
 
1) l’incroyable manque de respect des élèves pour leurs professeurs et l’indiscipline qui règnent dans les écoles de Belgique francophone ;
 
2) le fait qu’il n’y ait pas eu immédiatement place dans un I.P.P.J pour placer le jeune coupable d’avoir appelé ses frères aînés pour agresser le professeur. Dans ces conditions, la libération d’urgence d’une place en vue du placement du jeune suppose la remise en liberté d’un autre jeune délinquant.
 
Le Bureau politique charge le député Daniel Huygens d’intervenir sur cette question au Parlement de la Communauté française.

A propos des deux militaires belges blessés à Kandahar (Afghanistan), le Bureau salue leur courage et leur détermination et rappelle son opposition à l’engagement de troupes et d’avions belges en Afghanistan. Il ne sert à rien d’aller combattre les islamistes au loin et, en même temps, les laisser se recruter et se développer sur le territoire national. L’engagement militaire belge est d’autant plus inutile que le gouvernement afghan vient d’annoncer son intention de négocier avec les Talibans.
 
Pour le Front National, l’équivalent des moyens en personnel, matériels et financiers engagés en Afghanistan doit être consacré à renforcer les forces de l’ordre dans les zones de non-droit qui sont de plus en plus nombreuses dans notre pays et à augmenter la participation belge au programme européen Frontex.

A propos des zones de non-droit, le Bureau relève un entrefilet publié en page 9 de La Libre Belgique du 29 septembre sous le titre « De rébellion en rébellion » dans lequel le rédacteur de service écrit « Mais l’autorité des forces de l’ordre, donc de l’état de droit, est de plus en plus niée dans la capitale ».
 
Si un journal aussi subventionné et dévoué à la désinformation concernant la sécurité, imposée par les partis traditionnels, qui ensemble ou tour à tour exercent le pouvoir, ose timidement évoquer la déliquescence de l’état de droit, c’est que la situation est, en fait, déjà très gravement détériorée.
 
Il est de notoriété publique qu’il est des quartiers entiers de nos villes (spécialement à Bruxelles) où les représentants des offices des pouvoirs publics (fisc, inspection du travail, contrôle sanitaire,…) et les policiers ne peuvent plus pénétrer qu’en force. On signale également qu’à certains endroits, des bandes en sont arrivées à repérer des policiers, les suivre et même les agresser quand ils ne sont pas en service.
 
Concernant le développement des zones de non-droit, le député Patrick Sessler a rappelé, lors de sa réponse à la récente déclaration de rentrée du Gouvernement bruxellois, les propos du  Ministre-Président Picqué lors des dernières émeutes raciales d’Anderlecht : « Il y a un problème racial et ethnique à Bruxelles. »  Le député FN, en le félicitant, a souligné que Charles Picqué était le premier représentant d’un parti autoproclamé « démocratique » à oser faire ce courageux constat. En conclusion de son intervention, Patrick Sessler a proposé, pour régler le problème des zones de non-droit, de faire appel à l’armée comme régulièrement pratiqué en Italie et en France.

A propos des mouvements sociaux du 6 octobre, le Bureau politique rappelle que le Front National respecte entièrement le droit de grève, mais qu’il condamne les actions de blocage menées en dehors des entreprises comme le blocage, lundi dernier, des accès du port d’Anvers.
 
Transports publics : les députés wallons FN se prononcent régulièrement pour l’organisation d’un service minimum.
 
ICDI à Charleroi : le Bureau politique dénonce le comportement scandaleux du représentant de la direction qui a pris place dans le piquet pour empêcher un grand nombre d’ouvriers et d’employés de prendre leur service.
 
D’une manière générale, dans la situation actuelle de crise, le recours à la grève ne semble pas constituer le moyen le plus efficace d’augmenter le pouvoir d’achat.

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