09 janvier 2009

Tentative de meurtre politique

 
Le Front National apprend par la presse que onze parlementaires issus du PS, du MR, du cdH, d’Ecolo, de l’Open VLD et du Spa siégeant au sein de la Commission mixte de contrôle des dépenses électorales ont déposé une requête demandant la suspension de la dotation (financement du parti) du Front National pour un an.

Cette requête vise l’asbl Association de Financement du Front National (en liquidation à la demande du FN) et l’asbl NAFFN (Nouvelle Association de Financement du Front National, en attente d’agrément par le Conseil des Ministres).

Le prétexte avancé est une prétendue hostilité envers les droits et libertés garantis par la Convention européenne des droits de l’homme.

Les onze héros de la démocratie ont réussi à rédiger un mémoire de plus de 40 pages pour démontrer leur thèse.

Jusqu’à ce jour le Front National n’a pas encore pu prendre connaissance de ce mémoire.

L’agence Belga, citant les auteurs de la requête, indique : « De manière constante depuis sa création, ce parti, ses membres et ses élus distillent un message raciste et xénophobe… ».

Pour le Front National, il s’agit ni plus ni moins d’une tentative de meurtre politique contre un adversaire politique dont le potentiel électoral est susceptible de créer LA grande surprise des prochains scrutins.

Sur le fond, le Front National réfute catégoriquement les allégations d’hostilité envers les droits et libertés garantis par la Convention européenne des droits de l’homme.
 
Les Statuts du FN stipulent que notre parti «adhère sans aucune restriction à la Convention de sauvegarde des droits de l’homme et à ses protocoles additionnels».

Un bras de fer juridique s’amorce donc entre un establishment qui sait qu’il a perdu la confiance de nos compatriotes et une force politique régénérée qui veut occuper la place qui lui revient dans le paysage politique de notre pays.

Cette nouvelle attaque d’un régime aux abois fait suite à une série d’autres mesures discriminatoires à l’égard du FN.

Pour mémoire, rappelons l’interdiction d’antenne sur les ondes radios et télévisées (le Front National est représenté à TOUS les niveaux de pouvoir mais il est exclu de TOUS les débats politiques).
 
Rappelons les discriminations et vexations au sein des parlements et notamment au sein du Parlement wallon (le FN est représenté par 4 élus et Ecolo 3, mais Ecolo dispose d’infrastructures octroyées par le Parlement et le FN en est privé).
 
Au Parlement wallon toujours, la télévision communautaire diffuse les débats, mais coupe l’émission lorsque les orateurs du FN prennent la parole.
 
Rappelons les exclusions des syndicats que subissent les femmes et les hommes de notre pays qui ont l’outrecuidance de se porter candidats sur les listes du FN.
 
Faut-il encore souligner que la loi Moureaux (dite antiraciste) a plus pour «vertu» d’empêcher tout débat sur l’immigration et donc d’interdire notamment au Front National de développer un programme alternatif complet et sans tabous sur la question que de défendre des valeurs humanistes.

C’est dans ce contexte que la procédure entamée à l’encontre du FN est profondément injuste et même choquante, surtout à la lecture de l’article 14 de la Convention de sauvegarde des Droits de l’Homme et des Libertés fondamentales intitulé «Interdictions de discrimination» :
 
«La jouissance des droits et libertés reconnus dans la présente Convention doit être assurée, sans distinction aucune, fondée notamment sur le sexe, la race, la couleur, la langue, la religion, les opinions politiques ou toutes autres opinions, l’origine nationale ou sociale, l’appartenance à une minorité nationale, la fortune, la naissance ou toute autre situation».

Le Protocole n° 12 à la Convention de sauvegarde des Droits de l’Homme et des Libertés fondamentales, dans son article 1, intitulé «Interdiction générale de la discrimination» stipule quant à lui :
 
« 1 La jouissance de tout droit prévu par la loi doit être assurée, sans discrimination aucune, fondée notamment sur le sexe, la race, la couleur, la langue, la religion, les opinions politiques ou toutes autres opinions, l’origine nationale ou sociale, l’appartenance à une minorité nationale, la fortune, la naissance ou toute autre situation.
 
2 Nul ne peut faire l’objet d’une discrimination de la part d’une autorité publique quelle qu’elle soit fondée notamment sur les motifs mentionnés au paragraphe 1».

Ceci démontre à suffisance que les poursuites à l’encontre du FN ressemblent furieusement à de la persécution et qu’en l’occurrence, c’est bien le FN qui serait en droit de faire référence à la Convention de sauvegarde des Droits de l’Homme et des Libertés fondamentales.

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