16 octobre 2009

Mrax

Nous vivons dans un pays neutre, libre et relativement tolérant en regard de la majorité des Nations.
Le délit de blasphème n'existe plus et la liberté d'expression prévaut.

Est-ce bien sûr?

Dans un but louable, une association s'est fondée et est devenue une sorte de rempart moral, le MRAX.

Cependant, ces dernières années et en partie à cause d'un président qui oublie trop souvent le sens de la déontologie et de l'objectivité, cette intention se mue en terreur et broyage mécanique et impitoyable de tout ce qui est étiqueté raciste.

Braves gens, faites attention, le MRAX décide, décrète et impose.
Est-ce réellement une obligation d'apprécier le mutliculturalisme?
Peut-on traiter de manière raciste les racistes?
Lutte t'on pour la liberté en la bridant?
Le respect des droits des jeunes est-il toujours en corrélation avec leurs intérêts?

Personnellement, je ne le pense pas et l'attitude actuelle qui consiste à mettre la flétrissure éternelle du signe du racisme sur tout ce qui déplaît au MRAX devient lassant.

Combien de discussions ne se terminent pas par : chut; chut, bon, ça c'est dangereux, je ne veux pas d'ennui ou écoutes, tu arrêtes où je devrai te dénoncer pour ne pas avoir d'ennui.

Culture de la peur, culture de la délation, culte de la personnalité également d'un président qui avantage régulièrement sa communauté au détriment des autes,combien de gens de toutes origines ne sont pas déroutés quand après un contat avec le MRAX pour se plaindre du comportement d'un Maghrébin ne reçoivent-ils pas une simple fin de non recevoir.
Oh, bien sûr, ils respectent l'autre tabou, celui qui est gravissime, celui que l'on ne peut même pas prononcer, le mot maudit, celui qui fait plus peur encore à tout le monde que le mot raciste.

Que n'avons-nous pas réagi en laissant se recréer ce nouveau délit de blasphème?
Quels monstres sommes-nous que de collaborer en rejetant toute personne coupable ou pas, condamnée ou pas, ne fut-ce que par peur de la contagion et condamnant donc ces racistes présumés à rester entre eux, puisque rejeté par la société.

Ceci résoudra t'il le problème du racisme?
Non, on ne résoud pas le racisme par le racisme ni la haine/peur de l'autre par un terreur jacobine!

Car le risque à laisser le MRAX continuer ainsi, c'est que pour exister, s'exprimer ou être protégé, il faudra faire partie d'une minorité visible et donc abandonner l'espoir de vivre comme l'on désire, par soi-même et hors d'un ghetto communautaire.

21:51 Publié dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

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