26 juin 2010

Nous allons faire bouger les choses avec vous et le FN

Etat de la rue Turenne dans sa partie basse.

Question de Monsieur le Conseiller Serdar Kilic (PS - tendance loup gris) http://parlemento.wordpress.com/2009/09/08/serdar-kilic-ps-jessaye-de-propager-lideologie-socialiste-y-compris-chez-les-loups-gris/

Chaque dimanche, notre marché matinal va bon train. Avec les beaux jours, les badauds sortent en nombre et

déambulent entre les échoppes. Tout cela sent bon le printemps.

Surtout à la rue Turenne, l’endroit réservé au marché aux fleurs. C’est un spectacle dont on ne se lasse pas

lorsque le soleil est de la partie. Il y règne comme une atmosphère provençale, pleine de couleurs, de senteurs.

Bref, c’est un petit moment d’évasion pour le quartier et ses habitants.

Un moment seulement.

Déjà, pendant le marché, des toxicomanes et des dealers ne se gênent pas pour continuer leur trafic, sur ce qui

reste des trottoirs, au vu et au su de tous. Bien entendu, cela n’est pas de votre compétence, sauf que ce

«

marché » est toujours accompagné de la sacrosainte canette de bière produit blanc, qu’on jette au sol une fois

absorbée en deux ou trois gorgées.

Mais après la matinée, le spectacle devient beaucoup moins joyeux. Les maraîchers plient bagages et les

services d’entretien prennent le relais pour nettoyer le haut de la rue. Et le haut uniquement.

Or, si vous vous y rendez de temps à autres, vous constaterez que de nombreux échoppiers de tous genres se

garent dans la partie basse de la rue Turenne. Et lorsqu’ils partent, ce sont des sacs poubelles non

réglementaires, des papiers, des cartons et autres détritus qui jonchent le sol et les trottoirs.

Mais ce n’est pas tout : chaque jour apporte son lot d’incivismes. S’il n’y avait que le marché, ce serait trop

beau. Non, tous les jours ce sont des déchets de toutes sortes qu’on laisse dans cette rue, comme si elle était une

poubelle à ciel ouvert.

Les commerçants du quartier doivent donc subir cela en plus du reste. Ils sont quelques uns à avoir eu le

courage –

et je pèse mes mots – de venir s’installer et d’investir dans des commerces au sein de ce quartier peu

reluisant. Ainsi, on trouve de tout, comme dans un petit village : boulangerie, fruits et légumes, boucherie, café,

restaurant, coiffeur et, il y a encore peu, une poissonnerie qui, hélas, à rendu les armes.

Ils commencent tous à être désespérés. Déjà, leur entourage n’est pas des plus reluisants : tout ce trafic de drogue

et ces appartements délabrés drainent déjà une population interlope. Mais si on y ajoute les rues crasseuses et les

bas-côtés défoncés, l’ardoise est un peu lourde pour ces commerçants.

Messieurs, pourriez-vous analyser la situation, en vous rendant sur place si cela vous est possible, et y apporter

les solutions pratiques qui s’imposent à court et à long terme ? Au minimum, un nettoyage dominical et un autre

en milieu de semaine ne seraient-ils pas envisageables ? Et en ce qui concerne les accotements, des travaux de

rénovation sont-ils envisagés dans un futur proche ?

Réponse de Monsieur l’Echevin Alain Eyenga

Je vous remercie de votre question, qui démontre à quel point la propreté est transversale à toute une série de

départements au sein de la ville. Je ne peux toutefois partager vos considérations douteuses sur l’aspect peu

reluisant de l’entourage des commerçants. Celui-ci ne devrait pas être gratuitement stigmatisé de la sorte.

Je suis particulièrement soucieux de préserver l’environnement et la salubrité au sein de la commune, et la

problématique des déchets de marchés m’est tout à fait familière. En concertation avec l’échevin en charge des

marchés, je présenterai prochainement une proposition de modification du règlement communal sur les marchés

à l'approbation du conseil.

Sachez également que mes services s’attellent en priorité à restaurer la propreté sur les voiries publiques. Il ne

faut donc pas comparer l’incivisme des uns avec le travail des autres et procéder par amalgame. Il convient que

les mesures répressives en matière d’incivilités soient prises à bras le corps par l’ensemble des agents habilités à

faire ces constats, sans oublier les forces de police qui encadrent d’ailleurs en nombre ce marché chaque

semaine. Comme vous, je n’aspire pas à autre chose qu’au respect de la salubrité publique, dans cette rue comme

sur tout le territoire communal.

En ce qui concerne la rue Turenne, la question porte principalement sur du parking non réglementaire, des sacs

poubelles déposés aux dates non réglementaires, la toxicomanie, les dépôts sauvages de papiers, cartons et

canettes… Il s’agit de compétences de la police, de la police administrative et, le cas échéant, de la RCA.

Les trottoirs et bas-côtés crasseux sont, selon l’article 83 du RGP, de la compétence des riverains (en ce compris

les commerçants). Le §2 indique que « Pour les filets d'eau et les trottoirs construits en dur, le nettoyage à l'eau

doit être effectué chaque fois que nécessaire et en tout cas une fois par semaine, sans préjudice des dispositions

prévues à l'article 12 [qui prévoit qu’on ne déverse pas d’eau en cas de gel] ».

En ce qui concerne la propreté de la chaussée, le nettoyage a lieu bien plus de deux fois par semaine : il est

quasiment quotidien. La balayeuse passait avant de nuit. Mais des agressions (notamment des pavés dans les

vitres et menaces de mort) ont incité nos hommes à ne plus intervenir dans le secteur (rue Turenne et boulevard

Jacques Bertrand) de 15 heures à 5 heures du matin. La balayeuse passe donc quotidiennement à 6 heures du

matin, sauf problèmes de charroi.

Les vidanges poubelle et enlèvements d’ordures ménagères non réglementaires sont enlevés peu avant, entre 5 et

6 heures, si la situation ne semble pas trop dangereuse.

Les auxiliaires de propreté (pousse-pousse) passent deux fois par jour (une fois par pause). Un passage sur deux

s’effectue avec un aspirateur urbain. Mais ils n’interviennent plus dès 15 heures, car des agressions ont

également eu lieu. Une charrette a été renversée à l’automne dernier par un individu en colère, car celui-ci avait

caché de la drogue dans une poubelle publique au passage de la police, et que l’agent de propreté s’apprêtait à

vider la poubelle, conformément au rôle qui lui incombe.

Il semble qu’une stratégie souvent appliquée par les dealers, au passage de la police, serait de cacher la drogue

dans des paquets de cigarettes, jetés ensuite sur la voie publique. Il est donc très dangereux pour un agent de

propreté de ramasser de tels déchets au sol. Comment faire la différence entre un paquet inoffensif et un paquet

où de la drogue a été cachée ? Ce problème est plus que jamais d’actualité le dimanche après-midi, après le

marché.

Plus spécifiquement, au niveau du 37, de nombreux dépôts sont régulièrement constatés, mais il s’agit d’une

propriété privée. J’ai chargé le service SOS Pollution, compétent en la matière, afin de faire cesser cette situation

dans le cadre des mesures d’office.

Enfin, des travaux ont eu lieu ces dernières semaines. Les tranchées sont toujours en place à l’avenue de

l’Europe. Ces travaux rendent le travail de la Propreté difficile.

Leur hiérarchie précise pour conclure que les agents de la Propreté qui sont actifs dans ce secteur sont

d’excellents éléments. Mais qu’ils ont ordre de ne mettre à aucun moment leur intégrité physique en péril.

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