15 novembre 2010

LE SOIR nous prend pour des GOGOS

Il y a beaucoup d’excellents journalistes au Soir. Hélas, une poignée de confrères militants prennent leurs lecteurs pour des gogos. Ubu-Pan n’épingle pas sans preuves. En voici un échantillon. D’autres suivront [*].

Collant à la gauche islamisante, quelques journalistes du Soir déraillent allégrement. Hugues Dorzée mène ainsi une croisade en faveur de Luk Vervaet, l’idéologue du parti islamo-gauchiste « Egalité », copain d’Abou Jahjah et président de la branche
belge d’une association créée par le régime des mollahs iraniens [l’ "association des parlementaires pour la Palestine"]. Luk Vervaet, également proche du Hezbollah chiite [en 2008, il a invité deux de ses membres à Bruxelles], enseignait le néerlandais en prison, particulièrement à des détenus islamistes, tel Nizar Trabelsi. Suite à un rapport de la Sûreté de l’Etat, Luk Vervaet n’a plus été autorisé à pénétrer en prison. Comme l’a rappelé récemment le ministre de la Justice, Stefaan De Clercq, « sauf exception légale [ndlr : les parlementaires et, bien sûr, les avocats], une personne n’a pas le droit subjectif d’obtenir une autorisation d’entrer en prison ». Refuser ce droit d’entrée à un sympathisant des islamistes, c’est quand même la moindre des choses. Le journaliste du Soir, Hugues Dorzée n’en démord pourtant pas. Il soutient Vervaet, qu’il présente comme « un enseignant et militant victime de ses convictions politiques ». En cachant à ses lecteurs, quelles sont ces « convictions politiques ». Ex-PTB, Vervaet est partisan d’une alliance entre les communistes et les islamistes, pour combattre les Etats-Unis et Israël. Cela ne trouble pas Dorzée. Dans l’interview de Vervaet, paru dans le Soir du 22 août 2009, Dorzée pousse la camaraderie jusqu’à appeler l’intéressé … par son prénom.
■ Le même Hugues Dorzée, fin novembre 2009, au lendemain du referendum suisse sur les minarets, interroge, dans le Soir, un expert « neutre », l’architecte Joël Privot. Il « oublie » de mentionner que Privot est un converti, membre de la confrérie des Frères Musulmans. Privot ne s’en cache absolument pas, mais Dorzée cache cette info à ses lecteurs. Le journaliste sera contraint, par sa hiérarchie, à corriger son « erreur » dans la version électronique du Soir.
■ Un autre exemple des approximations du Soir, concerne Nordine Saïdi, proche de Luk Vervaet, et porte-parole du parti « Egalité ». Saïdi est l’un des musulmans les plus radicaux de la place bruxelloise, également fan de « l’humoriste » raciste Dieudonné. Il a notamment déclaré: « Je comprends les attentats-suicide, sans nécessairement les justifier ». Il estime qu’il « faudra un jour accepter de discuter, même avec Ben Laden ». Le 6 février 2010, Baudouin Loos, interviewe Nordine Saïdi, dans les colonnes du Soir. Il le présente comme « éducateur et militant pour l’autodétermination des peuples ». Pas une ligne sur les positions extrémistes de Saïdi.
■ Le 27 octobre 2010, Ricardo Gutiérrez consacre un petit article, dans le Soir, aux agissements haineux d’extrémistes musulmans, visant le professeur Joël Kotek [ULB], venu donner une formation sur l’antisémitisme, à l’invitation d’une ASBL, à Molenbeek. Ricardo Gutiérrez qualifie ces extrémistes d’ « activistes musulmans » [même pas qualifié de radicaux !]. Il « oublie » de préciser que leur leader, le plus acharné à « casser » le sioniste Kotek [le professeur est membre du Centre communautaire laïc juif] est … Nordine Saïdi, très apprécié par son collègue Baudouin Loos.
■ Le 28 octobre 2010, le même Ricardo Gutiérrez évoque, dans un article du Soir, le colloque « Une majorité musulmane à Bruxelles en 2030″, organisé par Chemsi Chéref-Khan. Le journaliste commet deux erreurs factuelles. 1. Il tronque le titre. Le vrai titre est : « Une majorité musulmane à Bruxelles en 2030. Comment nous préparer à mieux vivre ensemble ». 2. « Oublier » la seconde partie du titre permet à Gutiérrez de présenter Chemsi Chéref-Khan comme incarnant « la droite laïque radicale ». Le qualificatif « radicale » prête à rire, tant Chéref-Khan est connu pour ses analyses pondérées sur l’islam. Mais pour Gutiérrez, est « radical » tout qui – même de culture musulmane, comme Cheref – met en garde contre les agissements d’une minorité d’extrémistes musulmans.
■ Au sein de la rédaction du Soir, les duettistes Gutierrez et Dorzée – et quelques autres – ne font pas l’unanimité. Pour l’heure, malgré leur déontologie fluctuante, ils réussissent à passer entre les gouttes. Jusqu’à la gaffe de trop ?

[*] Le Soir sous-informe, aussi : le 31 octobre, des islamistes massacrent 46 chrétiens, dans une église de Bagdad. Cet acte barbare fait la « une » de tous les médias. Le Soir du 2 novembre y consacre… une brève de 9 lignes, en page 13 !
 

 

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