25 juin 2012

Milquet part en guerre

Du bla-la tout ça : Mickey-la-Rouge ne vise pas seulement les islamistes mais veut surtout ratisser large et ramener dans ses filets tous les affreux néo-ponazis,populistes,patriotes question de satisfaire ses voilées et ses djellabas qui constituent de plus en plus ses électeurs.

A Schaerbeek, sur les 4 premiers de la liste CDH, 3 sont "suédois"...

Heureusement, cette loi pourrait ne pas passer telle quelle ou ne pas passer du tout vu que les flamands ne sont pas très chauds. Ils ont plus de raisons de s'en faire que nous avec leur VB, Lijst Dedecker, NVA etc.


Milquet part en guerre contre les extrémistes

V.d.W.

Mis en ligne le 19/06/2012

La ministre de l’Intérieur propose d’interdire les groupes incitant à la haine. Elle présentera ses idées à ses collègues ce vendredi. Sharia4Belgium est visé.

Le gouvernement Di Rupo avait, dès son installation, dit son intention de lutter contre toute forme de radicalisme. Les récents événements de Molenbeek ont sans doute précipité la réflexion et bientôt les décisions : le monde politique a ainsi remis à l’avant-plan les projets et propositions de loi visant à interdire les groupements radicaux.

Le texte le plus attendu est celui que la vice-Première ministre et ministre de l’Intérieur, Joëlle Milquet (CDH), déposera cette semaine : une première discussion devrait avoir lieu ce vendredi au conseil des ministres. L’avant-projet de la ministre constitue un élément important dans la lutte contre le radicalisme. D’autres outils suivront.

Nous avons pu jeter un œil sur le texte que la ministre de l’Intérieur a transmis il y a quelques jours à l’ensemble de ses collègues. Joëlle Milquet propose donc d’interdire"toute milice privée ou toute autre organisation de particuliers dont l’objet est de recourir à la force ou de suppléer l’armée ou la police ou de s’immiscer dans leurs actions ou de se substituer à elles ou qui présentent, par leur forme et leur organisation militaires, le caractère de groupe de combat". Ce paragraphe vise en particulier les milices privées dont sont exclues les entreprises chargées de la sécurité privée et particulière.

Mais l’intérêt immédiat du projet Milquet est évidemment de s’attaquer aussi et d’interdire"les associations ougroupements de faitqui provoquent des manifestations armées dans la rue, ou qui soit provoquent par leurs actes, la discrimination, la haine ou la violence envers une personne ou un groupe de personnes en raison de leur origine ou de leur appartenance ou de leur non-appartenance à une ethnie, une nation, une prétendue race ou une religion déterminée, soit propagent des idées ou des théories tendant à justifier ou à encourager ou provoquer cette discrimination, cette haine ou cette violence".

A travers ces mots, on perçoit qu’une organisation comme Sharia4Belgium, jugée responsable des troubles de Molenbeek, est visée. Mais pas seulement elle : car le texte pointe également des associations qui se livrent sur le territoire belge, ou à partir de ce territoire, à des agissements en vue de provoquer des actes de terrorisme en Belgique et à l’étranger.

La ministre propose que le gouvernement puisse, par arrêté royal délibéré en conseil des ministres, dissoudre ces associations et ces groupements. Toutefois, cette interdiction devra prendre certaines formes. En effet, sauf en cas d’extrême urgence motivée par des raisons impérieuses de sécurité publique, la personne responsable de l’association - pourvu qu’elle soit identifiable - devra avoir été invitée, par lettre recommandée, à présenter des observations écrites pour éventuellement contester la décision. L’arsenal permettra d’éviter toute décision hâtive.

La commission de l’intérieur de la Chambre a déjà prévu de mettre ce point à l’ordre du jour de sa prochaine réunion, le 26 juin prochain. Le gouvernement souhaite, en effet, que l’examen se fasse sans tarder de manière à ce que le texte soit rapidement approuvé, avant même les vacances parlementaires. L’avant-projet de Mme Milquet devrait servir de base à la discussion. Il existe d’autres textes parlementaires, notamment ceux déposés par le SP.A et soutenus par le PS, mais ceux-ci sont spécialement orientés vers Blood & Honour, un groupuscule à tendance néonazie. Il faudra donc élargir le spectre.

La difficulté pour les responsables politiques belges sera de définir une stratégie qui permette de lutter effectivement et efficacement contre tout radicalisme. Car l’objectif est d’éliminer du champ du débat démocratique des associations qui ne respectent pas nos lois fondamentales. Mais il faudra aussi le faire avec tact, sans mettre à mal la liberté d’association et la liberté d’expression.

Comme déjà indiqué dans nos colonnes, La commission de l’intérieur de la Chambre devrait procéder à de très larges auditions, notamment celles des responsables du Centre pour l’égalité des chances, dont les responsables ne sont pas convaincus de l’opportunité de nouvelles dispositions. Car des associations comme Sharia4Belgium ou Blood & Honour, disent-ils, ont déjà été condamnées sur la base des dispositions légales existantes.

Enfin, on sait que pour combattre le radicalisme sous toutes ses formes, il ne suffit pas d’agir en Belgique. Car les frontières sont poreuses, sur terre mais aussi sur la Toile, là où se développe la "cyberhaine". D’où le souhait de Joëlle Milquet d’organiser à Bruxelles, avec les autorités européennes mais aussi américaines, une réunion internationale des opérateurs des réseaux pour étudier la possibilité d’empêcher les discours haineux de se propager sur Internet et les réseaux sociaux.

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