Les propositions de la NWA pour la sécurité

Tout citoyen a le droit de vivre en sécurité chez lui, en rue et à son travail. C’est un droit fondamental que doit garantir l’Etat. La politique de tolérance zéro, notamment en matière de production, distribution et consommation de drogue, permet de réduire la criminalité et les incivilités durablement. C’est le cas à New-York. Il est indispensable que la même rigueur s’installe chez nous, comme l’expérience en a été tentée, positivement, à Cureghem (quartier d’Anderlecht).

Pour ce faire, les 42.000 policiers belges doivent être soutenus et respectés. Ils doivent occuper le terrain. Or, les agents de police passent 40% de leur temps à accomplir des tâches administratives. Ces tâches doivent être confiées à du personnel non policier venant d’autres administrations rationalisées ou supprimées, telles les provinces.

Ensuite, une police efficace n’est rien si la Justice ne fait pas son travail avec rapidité et efficacité. La NWA veut combattre l’insécurité en rendant les poursuites judiciaires rapides et efficaces. Toutes les infractions doivent dès lors être poursuivies dans l’année des faits. Les flagrants délits doivent faire l’objet d’une comparution immédiate.

Enfin, les peines doivent être systématiquement exécutées, ce qui n’est plus le cas depuis la circulaire Onkelinx : les criminels condamnés à moins de 3 ans de prison ferme ne purgent plus leur peine. C’est inacceptable. Le sentiment d’impunité des délinquants doit disparaître.

La NWA est également favorable aux peines de sûretés incompressibles pour les délinquants qui ont commis des faits graves (assassinat, terrorisme, séquestration, viols, etc).

Sanctionner ne signifie pas obligatoirement emprisonner. La NWA est favorable aux peines de substitution à la prison pour les jeunes et pour les délinquants primaires qui n’ont pas commis d’actes graves. La NWA souhaite ainsi la mise en place de camps de formation soumis à encadrement militaire notamment pour les drogués et les jeunes, avec formation professionnelle.

Afin de lutter contre la surpopulation carcérale, les autorités devront :

1. continuer et accélérer le programme d’augmentation de la capacité carcérale ;

2. réserver effectivement la détention préventive aux délinquants présentant un réel danger pour la sécurité publique ;

3. continuer à développer les peines alternatives comme les travaux d’intérêt général et le bracelet électronique ;

4. mettre en place un programme "formation contre liberté" qui motiverait les prisonniers sans diplômes à se former (et donc à favoriser leur réinsertion) en échange d'une libération plus rapide ;

5. faire systématiquement purger les peines dans leurs pays d’origine pour les délinquants étrangers (40 % de la population carcérale) et expulser les délinquants récidivistes.

Enfin, la NWA prône l’assouplissement de la définition de «légitime défense» afin de mieux protéger les victimes.

Écrit par Philippe Duquenne Lien permanent | Commentaires (0)

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