03 septembre 2012

Manifestations à Malonne contre Michelle Martin : une réaction à chaud de Philippe Duquenne

Michelle Martin, Malonne, Marc Dutroux, Pédophilie, Libération conditionnelle, Justice, Tribunal d'application des peines, Philippe DuquenneCe ne sont ni les nonnes ni les policiers ni même Michelle Martin elle-même qu'il faut attaquer mais bien les politiciens qui ont voté les lois qui ont permis d'arriver à la situation actuelle.

Michelle Martin n'est qu'un exemple de ce qui arrive régulièrement, elle n'est qu'un cas parmi tous les prisonniers, condamnés à de lourdes peines pour des faits graves, qui sortent au tiers ou à la moitié de leur peine. S'en prendre à elle personnellement est donc se détourner de l'objectif réel et en plus, essayer de faire justice soi-même sur un cas particulier emblématique en oubliant tous les autres qui bénéficient des mêmes avantages qu'elle (et encore, à cause de la médiatisation et des pressions populaires, elle a eu un sort moins enviable que d'autres prisonniers, anonymes, qui ont aussi commis des faits crapuleux).

Les lois sont, par définition, de nature abstraite et générale. Focaliser sur une personne en particulier est donc une erreur : tout au plus, est-elle, comme des Nordine Benallal, dénoncé en son temps par mon équipe au sein du Front National, un symbole d'une politique à réformer.

Depuis la libération de Michelle Martin, chacun y va de son laïus au sujet de la nécessité de DURCIR les conditions de libérations anticipées. Rappelons qu'en 2006, notre fameux microcosme politique belge nous avait pondu une loi... ASSOUPLISSANT les conditions de libérations anticipées.

Et ce microcosme s'étonne d'avoir perdu tout crédit auprès des citoyens. Faut-il que ce petit monde soit autiste ?

Philippe Duquenne